Analyse de comptoir du Rallye de Suède 2017

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Vous l’aurez compris en parcourant notre site et notre boutique en ligne de vêtements, le rallye est une véritable religion chez Racingshirt. A l’occasion de ce début de saison, nous lançons cette nouvelle rubrique où nous analyserons les manches du WRC 2017… sans trop se prendre au sérieux, avec du chauvinisme, de la mauvaise foi mais toujours avec beaucoup de passion.

Rallye du Suède 2017
Après une Rallye Monte-Carlo passionnant où tous les teams du WRC ont pu confronter leurs nouvelles montures sur ce terrain si particulier, direction la Suède où, pour palier au manque de neige de ces dernières années, les organisateurs ont déplacé le centre névralgique à Torsby. Avec un parcours renouvelé à 60% et quelques classiques, ce crû suédois 2017 s’annonçait tout aussi excitant que le Monte-Carl’ quelques semaines plus tôt et on doit bien avouer qu’on a vibré tout au long de ces trois jours de course.

Toyota, la surprise
Si début janvier on nous avait dit que la Yaris WRC décrocherait sa première victoire dés la Suède, on aurait ricané et peut-être ri… mais l’équipe de Tommi Makinen, après une encourageante deuxième place au Monte-Carlo, a décroché la timbale grâce à un Latvala en osmose avec sa Toyota. Certes, ces rallyes sont atypiques et pas forcément représentatifs du championnat en général mais le résultat est là.

Jari-Matti Latvala
A l’attaque dés le début de course, le Finlandais nous a offert un beau mano à mano avec Neuville jusqu’à l’ES7 où le Belge a frappé un grand coup pour conforter sa première place. Le lendemain, l’ancien pilote VW, toujours dans le top 5 et souvent dans le top 3, a su contenir les assauts répétés d’un Tanak à l’attaque. Mieux, suite à la boulette de Neuville, le Finlandais terminait la deuxième étape en tête du classement général avec 3 »8 d’avance sur l’Estonien et 16 »6 sur Ogier ! Samedi soir, les paris allaient bon train et beaucoup voyaient Tanak ne faire qu’une bouchée de la Yaris finlandaise ou rêvaient d’une grosse remontée d’Ogier. On avoue qu’on a sous-estimé le Jari-Matti avec cette peur de la « latvalade » dont il a le secret… Toutefois, le leader de chez Toyota a été impérial en signant les trois scratchs empochant ainsi les 5 points de la powerstage ! Bref, on a eu droit à du grand Latvala ce week-end en parfaite osmose avec sa voiture et complètement à l’aise dans son équipe.

Juho Hänninen
Moins à l’aise que son coéquipier, le Finlandais n’a pas brillé ce week-end et, comme au Monte-Carlo, est parti à la faute endommageant pour le compte sa Yaris WRC. Dur dur le retour au plus haut niveau.

 

Ford M-Sport
Renouant avec le succès avec la victoire d’Ogier au Monte-Carlo doublé d’une troisième place pour Tanak, l’équipe de Malcolm Wilson a placé une nouvelle fois ses deux autos sur le podium. What else ? La paire Ogier/Tanak s’annonce redoutable pour la suite de la saison et on met une pièce sur le team britannique pour le titre constructeurs.

Sébastien Ogier
Pénalisé par sa position sur la route le premier jour, le Champion du monde n’a pas su se mêler à la bagarre pour la victoire. Suite à l’abandon de Neuville le samedi soir, on s’est mis à rêver d’une grosse remontée du Français le dimanche matin mais un tête à queue qu’il qualifie lui-même de « l’erreur la plus bête de ma carrière » a mis directement fin à tout espoir. Dommage pour la baston mais les points pris ce week-end compteront gros pour la fin de saison.

Ott Tänak
Ici, on a toujours été fan de l’Estonien et le voir revenir en officiel aux côtés de « Seb&Ju » chez M-Sport nous a comblé. Ce week-end, il a encore été impressionnant et fiable, et la bagarre du samedi avec Latvala a été jolie à suivre. On l’attendait « full attack » le dimanche mais il n’a pas su revenir sur le Finlandais, empochant toutefois une excellente deuxième place.

 

Hyundai
Comme au Monte-Carlo, la i20 WRC aux mains de Neuville nous a semblé imbattable avant les boulettes de son pilote phare. Dommage car cette WRC semble bien naît.

Thierry Neuville
Que dire ? Quelle déception pour « TNNG » ! Avec 43 » d’avance avant cette satanée super-spéciale qui clôturait l’étape du samedi, le pilote belge était le leader incontesté de ce Rallye de Suède 2017 et puis… Difficile de ne pas avoir un avis tranché sur ce genre d’erreur à un tel niveau. On se rassure en se disant que le jour où ça n’arrivera plus, les victoires se succéderont pour le prodige belge.

Dani Sordo
Avec deux quatrièmes places en deux courses, Dani a fait le job comme il sait si bien le faire. On a beaucoup d’admiration pour le professionnalisme du pilote espagnol qui sait être là où on l’attend sur un terrain qui n’est pas celui sur lequel il excelle.

Hayden Paddon
Suite au terrible drame qu’il l’a touché au Monte-Carlo, le pilote Néo-Zélandais devait reprendre de la confiance et surtout du plaisir au volant. Une septième place et un point pris dans la powerstage sont plutôt corrects dans ces circonstances. Vivement qu’on retrouve le Paddon flat out !

Citroën
Pour être franc, on pensait vraiment voir les « Rouges » un ton au-dessus lors ce début de saison. Malheureusement, les déboires de Meeke et l’apprentissage des petits jeunes ont relégué la jolie C3 WRC au seconde plan. Il y a encore du boulot mais on peut leur faire confiance pour reprendre des couleurs d’ici quelques mois.

Kris Meeke
Déclarant souvent aux pointstops qu’il faisait sa course et suivait ses objectifs, le Britannique semblait impuissant face à ses rivaux directs. Sorti en essais avant le rallye, Meeke faisait encore une boulette dans l’ES14. Dommage car la première journée, il a signé deux deuxièmes temps et alternait entre la troisième et la quatrième place.

Craig Breen
Cinquième comme au Monte-Carlo (sur DS3 WRC), le pilote irlandais, qui découvrait la C3 WRC en course, a fait une course sage et régulière qui a payé.

Stéphane Lefebvre
Sans expérience en Suède et avec une WRC « ancienne génération », notre compatriote nordiste a pris de l’expérience et semble satisfait du travail accompli.

Autres

Elfyn Evans
Apprentissage aussi pour le bouillant gallois qui termine à la sixième place.

Mads Ostberg
Premier pilote a testé une WRC 2017 sans aileron, le Norvégien a perdu beaucoup de temps dés l’ES5. Sans roulage et à la tête de son propre team, on attendait pas grand chose du Norvégien qui a fait du saut sur la Colin’s Crest son principal objectif.

 

The Saga of Rally Sweden 2017

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